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En dehors de la boîte

Sortir de l’univers du discours clos !

Par Alastair Crooke

La confrontation qui se produit au sein de l’UE n’est-elle pas en quelque sorte une relance des luttes qui étaient précisément opposées à la notion d’un Empire européen imposant, par une autorité centralisée et éloignée, sa « Lex Europa » rigide à des peuples divers ?

Par Rainer Mausfeld

Les citoyens sont privés de leurs droits et sont conditionnés à être des consommateurs politiquement apathiques. Au cours des dernières décennies, la démocratie a été remplacée par l’illusion de la démocratie. De nouvelles formes d’organisation du pouvoir et des méthodes psychologiques de manipulation de notre conscience protègent les puissants contre les risques de l’autonomisation démocratique et renforcent leur position.

Par Jean-Yves Jézéquel

Les peuples ont été conditionnés pour accepter les pires déformations de la vérité. Tout a été fait habilement pour désintéresser les citoyens de l’actualité et faire en sorte qu’ils ne puissent pas se rendre compte de cette exceptionnelle et permanente déformation de la vérité. C’est ce que disait...

Par Blaise Magnin et Henri Maler

Parmi les questions qui traversent les débats publics contemporains, celle du « pouvoir des médias » est particulièrement mal et confusément posée. Derrière cette notion de « pouvoir des médias », jamais précisément définie, deux théories fondamentalement contradictoires du rôle et du poids des médias dans le monde social cohabitent au gré des conjonctures, sans s’affronter nécessairement, et coexistent parfois par bribes dans les mêmes discours.

La notion de « 4e pouvoir », devenue une expression consacrée, sous-entend que les médias exercent effectivement un pouvoir quasi institutionnel de pivot du fonctionnement démocratique. Dans le même temps, les éditocrates, qu’ils soient pris en flagrant délit de parti-pris ou simplement intoxiqués par leur propre idéologie professionnelle, considèrent que les « informations » qu’ils produisent sont de fidèles miroirs, absolument neutres vis-à-vis des réalités qu’ils reflètent en toute objectivité, et qu’elles ne sauraient donc exercer aucun pouvoir.

Tout à l’inverse, une longue tradition théorique tend à considérer « les médias » comme le deus ex machina des sociétés modernes, capables de faire les élections et de défaire les régimes, de modeler « l’opinion » en s’immisçant dans les consciences qu’ils sont censés informer.

Autant d’interprétations qui charrient leur lot d’idées fausses et d’idées reçues, ainsi que de représentations implicites de la profession journalistique qu’il s’agit de déconstruire pour comprendre de quel type de pouvoir peuvent réellement se prévaloir médias et journalistes. Produit de l’observation et de la sociologie critique des médias,1 cette analyse des causes et de la portée des dérives de l’information est un préalable indispensable à la transformation nécessaire du monde médiatique.

Par Jean-Yves Jézéquel

L’ultralibéralisme, ou le néolibéralisme qui va de pair avec une politique néoconservatrice, est un fascisme. Les États-Unis, comme l’Europe, sont des pays où règne une politique fasciste et où dominent, par conséquent, les partis néoconservateurs, les tenants des politiques ultralibérales qui ont ruiné les peuples soumis aux conséquences naturelles de ce fascisme.